LA CAMPAGNE POUR UN ORDRE PROFESSIONNEL DES PSYCHOLOGUES
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LIENS ET CONTACTS

Syndicat des Psychologues en Exercice Liberal - SPEL
Membre de l'Union Nationale des Professions Libérales (UNAPL)
Membre du Conseil Européen des Professions Libérales (CEPLIS-Bruxelles)


29, rue Auguste Blanqui
93600 Aulnay-sous-Bois
01.48.79.22.43
01.48.68.35.48
www.syndicat-spel.org




CAMPAGNE DU SYNDICAT DES PSYCHOLOGUES EN EXERCICE LIBÉRAL
POUR LA CRÉATION D'UN ORDRE PROFESSIONNEL DES PSYCHOLOGUES

Seule instance qui pourra se porter garant de l'intérêt général en matière de Santé Publique, de la protection du public, des compétences et qualité des pratiques des Psychologues quelques que soient leurs champs d'exercice

La création d'un Ordre professionnel des psychologues constitue l'aboutissement logique de la définition formelle de la profession établie par la loi du 25 juillet 1985. Réglementant l'usage du Titre de Psychologue, cette loi visait déjà il y a plus de vingt ans à lutter contre les pratiques déviantes de la psychologie et contre les détournements insidieux de celle-ci par les pratiques dites "de psychothérapie". Or, aujourd'hui, rien n'est réglé et l'usurpation du Titre de Psychologue se décline dans tous les domaines d'activités.

Cet Ordre devra passer par la réglementation de l'Exercice, des Actes de compétences et d'un Code de déontologie commun (quelque soit le mode d'exercice des psychologues : public, libéral ou associatif), ce sous l'égide de normes européennes contraignantes et /ou de recommandation. En effet, un Ordre professionnel représente une instance disciplinaire qui, d'une part, renforce la qualité des professionnels en exigeant formellement de leur part le respect des principes de moralité, de probité, de compétence et de dévouement indispensable à l'exercice de la psychologie, et d'autre part, protège l'usager de l'exercice sauvage de la psychologie, ainsi que de l'utilisation abusive du terme "psychologie".

Oui, le SPEL affirme que L'EXERCICE ILLÉGAL DE LA PSYCHOLOGIE EST EN EXPANSION. Puisqu'il est pratiqué et banalisé par l'explosion d'un envahissement de coachs, "peutes", "logues" en tous genres.

Oui, le SPEL affirme l'urgence des Psychologues à se saisir du destin de leur profession, souillée et pillée par tant d'autres professionnels et charlatans, mais aussi trahie par certains Professeurs d'université non Psychologues qui s'en rendent propriétaires.

Chères Consoeurs,
Chers Confrères,

L'actualité menaçante et préjudiciable à l'encontre de notre profession et, par voie de conséquence, à l'encontre du public fragilisé en souffrance psychique, appelle tous les psychologues et les étudiants en psychologie à une mobilisation massive et urgente. Elle se résume en cinq grands axes interdépendants :

  • L'EXPLOSION DE LA MARCHANDISATION DU PSYCHISME qui constitue un nouveau commerce en santé mentale

  • LE COMMERCE DES FORMATIONS CREUSES et des pratiques abusives qui s'inspirent de la psychologie

  • L'EXPOSITION INQUIÉTANTE DU PUBLIC à la multiplication des pratiques relatives au psychisme, charlatanesques, superficielles, non maîtrisées, dangereuses et sectaires

  • LE RISQUE DE DÉMANTéLEMENT DU TITRE DE PSYCHOLOGUE orchestré par certains professeurs d'université qui ne le protègent pas

  • LE RISQUE QUE NOTRE PROFESSION NE SOIT PAS MAINTENUE DANS SES DROITS : loi du 9 août 2004 qui réglemente le titre de psychothérapeute



ARGUMENTAIRE

En juin 2007, notre Syndicat professionnel des Psychologues en Exercice Libéral vous alertait par un important mailing national (1) sur les dangers envahissants de la marchandisation du psychisme humain véhiculée par l'idéologie "du tout psy", "du bien être" et "du tout coach". Créneaux dans lesquels s'est engouffrée pléthore de pseudo professionnels, sur la base de formations on ne peut plus légères et expéditives (métier en dix jours pour 8000 euros, par exemple), avec leurs offres de faux : accompagnements, soins, compétences (à faire du recrutement, à passer des tests et bilans, etc.) É. Ces commerçants, d'un nouveau genre, exposent délibérément le public à des pratiques dangereuses, voire des manipulations ou des confusions de type sectaire. Ils utilisent de manière parcellaire et erronée la Psychologie, pour appâter leurs clients.

Et, malgré les conséquences redoutables, en termes de santé publique, que peut générer la situation inquiétante pré décrite, force est de constater que les décideurs ne vont pas, jusqu'à présent, dans le sens d'une protection des intérêts des usagers contre les dérives sectaires, ni dans celui d'une protection des droits de la profession de psychologue.

C'est pourquoi la règlementation de notre profession s'impose : il est urgent de protéger le public qui recourt à la Psychologie, afin de garantir notamment la consultation de praticiens dotés de VRAIS diplômes au sens entendu par la loi de 1985, c'est-à-dire "d'une formation de haut niveau universitaire, fondamental et appliquée en psychologie préparant à la vie professionnelle", le MASTER, DESS ou DEA (avec stages) en psychologie : LES PSYCHOLOGUES.

C'est pourquoi aussi, en notre qualité de psychologues-praticiens, nous demandons au gouvernement d'apporter des garanties aux usagers en matière de pratiques psychologiques et psychothérapeutiques, à travers la mise en place d'un Ordre professionnel.

Ne restons plus les plus discrets et les plus muets des praticiens. Réagissons !
Il est urgent de garantir, le savoir, la déontologie, la légitimité, la qualité et l'équilibre économique du Psychologue dans son domaine de compétences : la Psychologie. Après avoir cru que la protection du Titre suffisait, nous assistons, hélas, à un pillage de nos savoirs, au profit de métiers parfaitement marketés promulgués par une époque consumériste et déshumanisante.

IL EST URGENT DE NOUS ORGANISER POUR NE PLUS SUBIR, POUR DÉCIDER DE NOTRE AVENIR DE PSYCHOLOGUES PRATICIENS :

  • Parce que, l'État a toujours dans l'idée de valider l'accès à l'activité de psychothérapeute, en le nivelant par le bas. Ainsi, le projet de décret qui en formaliserait l'existence, s'il était mis en application, exposerait non seulement le public aux pratiques dangereuses et sectaires, mais porterait également une atteinte caractérisée aux droits des psychologues (1)

  • Parce que, certains professeurs et enseignants des Universités confondent avec complaisance intérêts privés et intérêts publics, en dispensant des diplômes universitaires payants de type DU, DESU qui viennent directement concurrencer le Master de Psychologie. Notamment, à Paris 8 M. Blanchet, professeur des Universités, et Mme Castillo, maître de conférences, sont responsables pédagogiques du DESU de "psychothérapies et psychopathologie clinique", dont le procédé est une mystification irrecevable (1) et une manière de détourner le numérus clausus pour l'entrée en Master

  • Parce que, La FFPP a l'étrange idée d'entreprendre la seule légalisation du Code de Déontologie des Psychologues. Le SPEL est radicalement opposé à cette proposition qui, cantonnée dans cette limite, prive les psychologues d'un outil opératoire essentiel. Puisque les membres de la profession se verraient ainsi démunis de tout pouvoir intrinsèque de sanction des principes et droits contenus dans le code de déontologie. Alors qu'il est parfaitement clair qu'au stade premier de tout litige, seuls les pairs élus peuvent évaluer la réalité complexe de la pratique psychologique et déterminer ce faisant l'existence d'un éventuel manquement aux règles qui régissent l'exercice de la profession. Autrement dit, seule la constitution d'un Ordre professionnel permet à une profession de contrôler les dérives éventuelles de ses membres


NOTRE MÉTIER NE SUPPORTE PLUS LA DÉPOSSESSION DE SON DOMAINE DE COMPÉTENCES ET DE SES FONCTIONS : LA PSYCHOLOGIE, NI L'USURPATION DU TITRE AU PROFIT D'AUTRES PROFESSIONS OU D'AUTO-PROCLAMÉS, phénomènes totalement banalisés

L'Ordre professionnel permettrait de réguler toutes les dérives et situations paradoxales et d'interdire l'exercice irrégulier et ce, dans tous les registres :

  • Associations écrans
  • Sous paiement des prestations
  • Dévaluation des fonctions
  • Usurpation du Titre de psychologue
Que ce soit dans le champ de la santé, du social, du judiciaire, de l'entreprise, des transports, de la formation, du travail et du recrutement.

EN CONCLUSION, UNISSONS-NOUS AUTOUR D'IDÉES FORTES, COMMUNES ET PRIORITAIRES. ELLES CONCERNENT LE PUBLIC ET NOTRE PRATIQUE


Ainsi, en notre qualité de Psychologues, NOUS DÉCLARONS :


Notre indignation envers :

  • La montée des métiers autoproclamés de l'aide, du soin, de l'expertise ou de l'évaluation psychique qui relève d'une atteinte à la santé publique

  • Le lobbying très agressif des coachs, "peutes" et psychothérapeutes de tout poil à visée d'être confondus avec les psychologues

  • Le pillage de notre domaine de compétence, LA PSYCHOLOGIE, par les faux professionnels

  • La pratique condamnable de certains professeurs d'université qui démantèlent le Master de Psychologie en le plagiant par la commercialisation de circuits parallèles, sous couvert de la formation permanente avec un nivellement vers le TRÈS bas, et à coét TRÈS élevé

  • La position de ces derniers, qui n'ont pas défendu auprès des pouvoirs publics la légitimité scientifiquement fondée des psychologues à être de facto psychothérapeutes, en seule détermination de leur formation universitaire en psychologie clinique et pathologique. En effet, toutes les recommandations du projet de décret de l'article 52 présenté au Conseil d'Etat en janvier 2008 (section II, article 6) correspondent à ladite formation

  • Ce commerce moderne de la souffrance psychique, régression sociale déshumanisante et aliénante

Et enfin, notre indignation et notre inquiétude à ce que l'amateurisme en matière de soin psychique puisse devenir la norme préfigurant ainsi une prochaine catastrophe sanitaire (qui, de l'avis de certains médecins du travail, est déjà en place).

En tant qu'experts du psychisme, nous déplorons le manque de rigueur scientifique avec laquelle le soin psychique est considéré en France, au nom des "droits acquis", de l'installation sauvage non réglementée, et des vides juridiques.

Réagissons dès maintenant, chères Conseours, chers Confrères, prenons notre destin professionnel en main, permettons au public de reconnaître LE VRAI DU FAUX en nous identifiant clairement et facilement.
SEULE LA CRÉATION D'UN ORDRE PROFESSIONNEL DES PSYCHOLOGUES
que le SPEL promeut, rassemblera les psychologues autour de valeurs éthiques et déontologiques, offrant au public compétence et protection, ce, dans l'intérêt général


CET ORDRE AURAIT POUR MISSION :

  • Assurer une fonction disciplinaire au sein de la profession

  • Assurer la protection du public

  • Réglementer l'exercice, les actes de compétences et légaliser un Code de déontologie commun à tous les modes d'exercice

  • Organiser la profession, la psychologie et la psychothérapie

  • Encadrer, dans le sens d'un soutien confraternel et solidaire, les jeunes installés en libéral

  • Veiller à la qualité des professionnels par la formation continue

  • Travailler à la formation des psychologues avec les enseignants universitaires

  • Être un interlocuteur permanent des pouvoirs publics, afin d'éviter tout malentendu. Tel celui de l'article 52 où, finalement, la formation des psychologues comprend la formation de psychothérapeute, telle que l'ont définie les pouvoirs publics dans le dernier projet de décret

  • Avoir les moyens concrets et légaux d'une représentation auprès des Ministères en France : de la Santé, de la Jeunesse et des Sports et de la Vie Associative, du Travail, des Relations Sociales, de la Famille et de la Solidarité, de la Justice, de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement Durable, et de l'Aménagement du Territoire & Sécurité et Circulation routière

  • Avoir voix consultative auprès du Parlement européen, dans le sens des recommandations ou exigences européennes comme c'est le cas des psychologues italiens. De plus dernièrement, les Psychologues Allemands viennent de créer leur Ordre Professionnel

D'où l'objectif de légalisation :

  • D'une part, des Actes de compétences du Psychologue (via le texte établi par le SPEL en mai 2006)

  • D'autre part, de la Charte d'Ethique et de Déontologie des Psychologues en Exercice Libéral, fondée sur la Charte européenne des Psychologues (via le texte établi par le SPEL en 2006)

  • Enfin, du Code de Déontologie des Psychologues France (à condition qu'aucune association de psychothérapeutes non diplômés par le Master en Psychologie n'en soit signataire, comme c'est le cas actuellement)

Rappelons enfin la pauvreté de nos syndicats. Plus nombreux, nous pourrions faire appel à des professionnels permanents pour défendre notre profession, alors que les bénévoles ne suffisent plus. L'actualité va trop vite.



SIGNER CETTE CAMPAGNE

"POUR LA CRÉATION D'UN ORDRE PROFESSIONNEL DES PSYCHOLOGUES"

C'EST



  • Refuser que la PSYCHOLOGIE, à force de pratiques sauvages, ne soit galvaudée, voire vilipendée, et ne devienne inefficiente.

  • Assurer l'avenir et la fiabilité des PSYCHOLOGUES d'aujourd'hui et de demain.



NOUS VOUS EN REMERCIONS

Le Syndicat des Psychologues en Exercice Libéral - SPEL, le 28 mai 2008.

Mireille Bouskéla,
Présidente


NOTA (1) - Renvoie aux textes phares sur le site du Spel www.syndicat-spel.org cliquez sur "ACTUALITÉS".



NOTA (2) - CE QUE FAIT LE SPEL

  • Il défend la formation universitaire de haut niveau et la scientificité de la Psychologie par le Master en Psychologie

  • Il s'oppose à la marchandisation de la formation en psychologie et ses dérives : (coaching, psychothérapie, "logues", "peutes" en tout genre) et au nivellement par le très bas que celle-ci génère et impose

  • Il s'oppose au projet de décret du titre de psychothérapeute en l'état actuel, qui permettra à des pseudo-professionnels ayant une formation élémentaire d'obtenir un titre professionnel leur permettant d'exercer sans aucun contrôle ni contrainte, via le titre de psychothérapeute. Ce, contrairement aux recommandations européennes qui préconisent le troisième cycle universitaire comme niveau de formation minimum pour l'exercice de la psychothérapie

  • Il s'oppose, en conséquence à ce que le soin psychique soit considéré comme une entité insignifiante, voire méprisable, position perverse qui est contraire aux repères symboliques nécessaires au développement des civilisations

  • Il est le seul syndicat professionnel à s'opposer et à dénoncer la création de ce "doublon" de Master taillé sur mesure par l'article 52, pour valider finalement tout ce qui existe en termes de "peutes" et "pseudo-psy" sur le marché, au détriment des repères humanisateurs et de l'intérêt général